vendredi, 10 avril 2009
Un nouveau site
Les croqueurs ont un nouveau site qui reprend integralement ce blog avec des photos en plus. Les autres projets de l'asso y sont aussi comme le tour d'Europe de Fanny et Mathilde, bref pour être tenu au courant de toutes les infos de l'asso, une seule adresse : http://lescroqueursdemondes.free.fr
Bonne visite!
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samedi, 14 mars 2009
L'ultime post!!
Une grande suite de records (personnels évidemment), des grandes joies, de gros efforts et de belles rencontres. Bref, une belle aventure!
Voici l’ultime post de ce voyage, le Guinness book de nos records en tout genre. Non pas que notre volonté fut de dépasser a tout prix nos limites, de nous prouver que nous étions des hommes (mais finalement, nous sommes quand même rassurés !), mais il est tout de même amusant de voir tout ce que nous avons accompli a travers des chiffres. Ils nous paraissent effarants maintenant que nous les voyons, alors que sur place, il n’y avait que la volonté d’avancer, rien de plus... En avant pour une revisite du voyage :
Tout d’abord, il y a les distances. Le grand maigre (comprendre Ludovic) avait fait au maximum 290 kms sur la route de Saint Jacques et le poilu (Marc évidemment) n’avait jamais enchaine plus de 3 j de rando en montagne. Aussi, les 2 854.7 kms accomplis a pied pendant le périple nous semblent bien impressionnant… une prouesse oui !
Le vélo, on connaissait déjà puisque nous avions fait ensemble un voyage de 5 j entre Bordeaux et La Bernerie puis une semaine afin d’aller aux JMJ de Cologne depuis Metz. Néanmoins, nous étions loin des 2 892 réalisés en Argentine dans la pampa, vous savez, cette plaine sur des milliers de kms ou les routes vont toutes droites sur des centaines de km (au moins). Pendant le périple, ce que nous voyions se résumait plutôt au kilométrage journalier, à la fatigue accumulée au jour le jour, la somme en est finalement assez incroyable !! Vive l’aventure ! Prochain défis de ce genre… heu… on ne sait pas encore !
En tenant en compte tous les paramètres, la plus grosse journée de marche, ca aura été juste après Abancay : 2 000 m de dénivelé positif, 1 000 de dénivelé négatif pour 39 kms et 9 h de marche avec un final dans la nuit en chantant a tue-tête tout notre répertoire compose alors de « Je l’aime a mourir » de Francis Cabrel, « Halleluja » de Rufus Wainwright ou encore « What a wonderfull world » de Louis Amstrong. On aura bien dormi cette nuit là !
On ne peut pas parler de record sans mentionner celui qui nous a bien fait suer, qui nous a fait dormir à 5 700 m, celui qui nous a fait pulvériser, et de loin, notre précédent record, je parle évidemment du Sajama. Culminant à 6 542 m, ce sommet est le plus haut de Bolivie. Nous qui n’avions pas dépassé les 3 000 avant de venir dans la cordillère, on peut dire que c’est une belle prouesse, même si l’ascension dans les pénitents (des pics de glaces qui se forment avec le vent et deviennent une véritable barrière pour les alpinistes) ne requière pas trop de technique… aaah la modestie des grands voyageurs !!
Certaines choses nous ont particulièrement plus, voici donc la liste des palmes décernées à ce que nous avons préféré :
Palme de plus beaux paysages : le Sud Lipez (même si chaque pays avait son charme particulier).
Palme de la plus belle ville : Cuzco et pas besoin de chercher longtemps.
Palme du meilleur accueil : l’Argentine pour ses asados et autres…
Palme du site le plus enchanteur : le Machu Picchu, vraiment impressionnant même s’il est inondé de touristes mais ne sommes nous pas nous même des touristes ?
Palme du lieu le plus déconcertant : le Salar d’Uyuni avec son immensité et cette impression de ne pas avancer.
Palme de la meilleure viande : l’Argentine
Palme de la pire viande : la Bolivie, « au Pérou, la viande de Lama est mauvaise mais chez nous elle est très bonne car naturellement salée » parole de bolivien… mais en fait elle est beaucoup trop salée et en plus ils la cuisent à en faire des semelles !
Palme du pays avec la plus grosse concentration de jolies filles : l’Argentine évidemment !!
a bientôt pour de nouvelles aventures...
Les Croqueurs
19:07 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 08 février 2009
Ca sent la fin....
On vous avait quitté à Bahia Blanca, première étape sur l’ocean Atlantique, on vous retrouve 700 kms plus au Sud a Puerto Madryn, véritable point final de notre périple ici. On cummule donc à ce jour 2 854.7 kms à pied, 2 892 kms à velo, et 285 en stop. Et dire que Marc n’avait jamais marché plus de 3 j d’affilés et Ludovic pas plus de 10 avant cette aventure !!
Après Bahia Blanca, nous avons penettré la mythique Patagonie, cette region tant fameuse partagée par l’Argentine et le Chili. En quoi consiste donc la Patagonie, on nous a parlé de Ushuaia, le point le plus au Sud ; du glacier Perito Moreno..., nous on n’aura pas vu une grande différence par rapport à la Pampa si ce n’est que c’est plus aride et plus venteux : bref du point de vue des paysages, on est decu. Qu’a cela ne tienne, on trace la route, supportons les vents tournants et la route pas très plate et sans intérêt. Le vent vient de travers le soir et, vicieux, il amplifie les perturbations des camions quand ils nous depassent : on est blackboulé de partout et nous accrochons à notre guidon comme nous pouvons pour ne pas tomber.Les villages ne sont plus au bord de la route et il faut donc faire des kms dans les terres pour y arriver, heureusement, l’accueil y est tres agreable et les nuit sous la tente y sont douce grâce au temps clement.
Nous vous avions déjà parlé de la secheresse et du faite que les près jaunissent et les petits etangs disparaissent, nous avons pu constater une fois de plus sa presence lors d’une tempête de sable et de terre. Alors qu’il nous restait environ 30 km pour atteindre Viedma, une grosse ville, le vent a tourne et sa force à souleve toute la poussiere existante sur la surface deseche par le soleil ardent. En moins d’une minute nous avons ete recouvert par d’enormes nuages de poussières et ballote par de forts vents. Nous ne voyons pas a plus de 30 m et n’avancions qu’à grands efforts à la faible vitesse de 7 km/h. Nous nous sommes proteges le visages avec nos cheches, tels les bedouins pris dans les fameux Si-moom du grands Sahara (même si nous n’en étions pas là tout de même !) Au plus fort de la tourmante Ludo à fait du stop, par chance un pick up s’est arrêté et a chargé son vélo. Rapidement ils sont arrivés à la hauteur de Marc qui a bien volontier chargé son vélo à l’arrière de la voiture et rejoint Ludo à l’intérieur. Nous sommes arrivés couvert de poussiere a Viedma ou après avoir discuté avec quelques personnes on apprend que le lendemain sera pareil : Du vent, du sable, et de la chaleur. Nous avons le temps et nous avons donc pris un jour de repos. Le samedi soir, la vielle de notre redemarage, Ludo se rend compte qu’il a creve mais que ce n’est pas reparable et qu’il faut changer de chambre à air. Nous esperions pourvoir trouver quelque chose le dimanche matin avant la messe mais tout était ferme. Heureusement nous apprenons que le curée de Viedma est un missionaire francais qui après avoir discute nous invite à dejeuner et finalement à dormir dans le presbytère. Nous avons dejeuné chez des paroissiens qui semblent etre la cantine du clergé de Viedma puisque nous y avons retrouvé le vicaire generale de la cathedrale, le père Frederique et un séminariste. L’evêque était en deplacement est c’est là la raison de son absence au dejeune. Nos hotes nous ont servis un enorme plat d’asado du tonnerre, ca parle espagnol dans tous les sens que c’en est difficile de tout comprendre ! Le pere Frederic est une source d’informations sur la Patagonie comme le pere Cyrille l’etait pour la Bolivie.
Le lendemain, les reparations faites on prend la route pour deux jours en autonomie mais on ne se sent plus et enfilons les kms de sorte que les 2 j se transforme en 1 journee de 173 kms, et non content de ce record, on enchaine sur une journee a 120 et une de 141 ! On rencontre sur la route, deux espagnols de 55 ans a velo eux aussi mais avec un chargement heteroclite de 110 kg pour l’un et equipes de vielles byciclettes !
Nous arrivons enfin a Puerto Madryn, fin du periple, apres une ultime pause dans une station essence YPF, en hommage a leur presemce tout au long de notre voyage en Argentine !
Apres une journee de repos pendant laquelle on fait la connaissance d’un couple de corses de 70 ans, on decide d’aller visiter la colonie de pingouins de Magellan qui se trouve un peu plus au Sud. 1 000 000 d’individus se rassemblent ici, la concentration d’oiseaux est impressionnante et comme ils ne sont absolument pas timides, on peut les approcher de tres pret ce qui reveille les instincts du chasseur qui reposent en Marc...
Le lendemain, on enchaine avec la visite de la peninsule Valdes, reputee pour ses baleines, malheureusement ce n’est pas la saison ni celle des orques. Que pena ! On a quand meme vu des tatoos, un renard gris, des otaries et des elephants de mer meme si ces derniers etaient tous jeunes et nous n’avons donc pas vu les gros males qui font jusqu’a 4 tonnes ! Ce fut cependant une belle journee , quoique on aurait bien aime voir un enorme orque surgir des vagues pour croquer une otarie ! A l’hotel, nous sommes tres bien accueilli par les proprio du Retorno, c’est le nom de l’hotel (ils nous ont presque force a mettre ca sur le blog mais l’accueil est vraiement sympa!!). Nous avons reserve notre bus pour Buenos Aires, le depart est prevu pour lundi 9 et l’arrivee 22h plus tard : c’est grand l’Argentine !
On peut donc le dire meme si ca nous arrache les entrailles : c’est la fin !! Retour a la vie normale, aux nuits dans un lit tous les soirs, aux etudes ou aux stages, la readaptation va etre dure ! En tout cas c’est sur on recommencera... affaire a suivre.
Dans un prochain post, nous ferrons le bilan de l’Argentine puis un listing des records que nous avons enchaine pendant ce voyage.
On vous retrouve donc bientot sur ce blog !
22:37 Publié dans Partie Argentine du trek en velo | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mardi, 27 janvier 2009
Bahia Blanca
Voila de petites nouvelles en direct de Bahia Blanca ou nous sommes arrives le 25 au soir. Depuis les dernieres nouvelles, nous avons plein de petits anecdotes sympas a vous raconter. La premiere chose serait l’asado ou barbecue que nous avons pris a General Pico avec nos nouveaux amis argentins. Ca aura ete la version grand luxe pour nous. A 9h une voiture est venue nous chercher a l’hotel et nous a conduit jusqu’au lieu de la fete. C’etait une maison particuliere entouree d’un jardin assez mignon, avec un piscine et des fleurs. Petites musiques d’ambiance (du Reaggeton pour ceux qui connaisse) et petit a petit les invites sont arrives. Au final nous etions 9 mecs. Le principe est le suivant : toutes les semaines, le mercredi soir, ce petit groupe de potes (les femmes ne sont pas admisent !!) se retrouve autour d’un asado et chacun a leur tour sont responsables du repas. Le principe d’un asado est basiquement de manger de la viande, pardon, de manger beaucoup de viande : un minimun de 500 g par personnes. En fonction des gouts de celui qui prepare, il peut y avoir une legere salade de tomate ou salade verte mais pas trop quand meme, le plat principal doit rester la viande. Ce soir la il n’ont pas fait honte a la tradition. Nous avons tous eu largement de quoi manger. Evidement l’autre ingredient cles de l’asado est le liquide. Il s’agit de faire descendre toute cette viande jusqu’a l’estomacs. La specialite de Luiz (celui qui invitait ce soir la) est le Gancia au citron. Arme de son super shaker, il a veille a ce que les verres de tout le monde soient remplis en permanence. Comme toute soiree entre mecs, les sujets de conversations ont ete assez restreint : le sport et les filles. Heureusement, notre voyage constitue une curiosite et a ete un sujet de conversation supplementaire. Bref nous avons passer une soiree toute tranquille et en bonne compagnie, bien que nous avons eu du mal a suivre toutes les conversations a cause de la vitesse a laquelles ils parlaient. Ludo a decroche la palme du plus gros mangeur et a detrone Lalo, jusque la invaincu dans la competition. Vers une heure du matin nous avons ete racompagne a l’hotel et nous nous sommes ecroules sur nos lits la pance bien remplis.
La journee de velo du lendemain a ete un peu plus dur que d’habitude. Pour ce qui est de la route, nous avons eu quelques changements. Bien que celle-ci reste peniblement rectiligne, elle ondule un peu plus dans le sens verticale. Si nous nous rejouissons d’avoir un peu de distractions, nos mollets chauffent bien plus vite et deviennent plus rapidement douleureux. Jusqu’a present nous avions le vent dans le dos et filions ainsi a 30-35 km/h sur du plat mais desormais les choses ont change et chaque tour de pedales coutent bien plus d’energie. Il nous faut affronter le vent et les cotes en meme temps. De plus, a cause du vent nous ne profitons pas vraiment des descentes. Cote temperature en revanche pas beaucoup de changements. Nous continuons a rouler par 35º avec un soleil brulant (nous sommes desole pour tous ceux qui sont en ce moment sous la neige ou la pluie). Bien que nous ayons du pedaler pendant 2h sous un orage, la pluie etait alors un veritable cadeau. En plus de nous raffraichir elle a fait baisser la temperature pendant au moins un jour. Nous n’avions plus que 30º environs !!!
De temps a autres nous passons par des chemins de terre. La, tout devient plus complique. Avant de nous enfoncer sur les sentiers, nous faisons une revision generale des vis et boulons de nos velos et lorsque nous sommes surs que tout est bien serre nous partons. La route demande toute notre concentration, il nous faut eviter les cailloux et les zones de sable. Du coup nous avançons en zizaguant et en tressautant de tous les cotes accompagnes par les plaintes grinçantes de nos velos. Apres 30 km de terre nous sommes vraiment content de nous arreter et de laisser reposer nos jambes et nos bras qui encaissent toutes les vibrations. Neanmoins nous sommes content de trouver cette alternative a la route aslfatee de temps en temps.
Le meilleur dans tout ca est l’acceuil que nous avons recu en arrivant a Bahia Blanca. Notre derniere journee de velo aura ete un peu dur. Nous avions 130 km a faire et casiment aucune pause en cours de route. Du coup l’ecart entre Ludo et moi s’est creuse et nous nous sommes finalement perdus de vue. Je me suis arrete au bout de 65 km dans la premiere boutique rencontrer sur la route. J’y ai attendu Ludo pendant une bonne heure. Alors que je commencais a me preocuper et a me demander ce qu’il avait bien pu lui arriver, je l’ai vu debarquer sur un super beau velo sans chargement accompagne de 2 autres cyclistes que j’avais croise un peu plus tot sur la route. L’un d’entre eux avait echange de velos avec lui. Le premier, Juan Manuel, est un vrai comique, il n’arrete pas de faire des blagues que nous ne comprenons pas toujours. Il a 37 ans et bosse dans l’informatique. Sa passion : le cyclisme depuis 3 ans. Il deborde d’energie. L’autre, Ricardo, doit etre plus vieux de quelques annees. Il possede un magazin de ventes de meubles de bureau et un autre d’antiquite. Il pratique la course a pieds et le parapente. Plus discret que Juan Manuel c’est egalement un type rayonnant. Nous avons fait les 15 km qui nous separaient de Bahia Blanca ensemble et finalement il nous ont invite a diner. C’est que nous n’avions rien trouve pour dejeuner sur la route et le sandwich que nous avions pris a 12h30 n’etait pas suffisant pour l’effort que nous avions fourni pour arriver jusque la. Du coup nous sommes tous les 4 alles chez Ricardo ou il nous a cuisine des spaghetti avec une bonne petite sauce tomate et de la viande que nous avons devore a toute vitesse. Ensuite nous sommes alles en ville prendre un verre, la soeur de Juan Manuel s’est jointe a nous. Elle vit a Madrid et est de passage en Argentine pour les vacances. Nous avons bien rit toute la soiree. Le lendemain nous avons profite d’internet chez J. Manuel et recupere nos velos que nous avions laisse chez Ricardo ne sachant pas si nous pouvions les prendre avec nous a l’hotel.
Le lendemain soir nous nous sommes retrouves autour d’une parrilla (comprendre poulet cuisine sur un feu de bois ) avec Ricardo, J. Manuel, son fils et un de ses amis. Nous avons profite de la fraicheur de la nuit dans le parc de Bahia blanca. Nous avons finalement decide de continuer plus au sud pendant les quelques jours qu’il nous reste. Nous irons jusqu’a la peninsule Valdes, lieu paradisiaque d’apres les Argentins. Nous aurons ainsi 8 jours de velos et environ 700 km a parcourir pour atteindre Puerto Madryn d‘ou nous vous enverrons nos prochaines nouvelles
21:24 Publié dans Partie Argentine du trek en velo | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mercredi, 21 janvier 2009
l'itineraire un peu actualise!
23:11 Publié dans Matériel et itinéraire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
On approche...
On se rapproche rapidement de l’étape finale, Bahia Blanca. Nous sommes actuellement a 5j de vélo de cette ville qui sonne pour nous la fin d’un long voyage. Quoique, poussera-t-on plus au Sud ou remontra-t-on à Buenos Aires en vélo ? On verra car nous sommes un peu en avance au final !
Au sortir de Cordoba, nous avons voulu éviter la route principale et avons opte pour des petites routes dans une verte vallée. Nous avons donc pris l’option montées – descentes pour visiter un coin très touristique de la région constitue de petits lacs, de rivières et de grands espaces verts. On a trouve très marrant de se perdre de vue a cette occasion, en effet, il existait deux routes pour aller a l’étape du soir. Marc a pris celle qui nous avait été conseille mais n’a pas attendu Ludovic qui n’avait pas écoute les explications ! Nous avons donc dormis comme des clochards dans la ville sans savoir que l’on était proche l’un de l’autre. Marc aura parcouru beaucoup plus de km que prévu alors que la journée était particulièrement fatigante et Ludovic aura été réveille a 3h00 du matin pour apprendre qu’il n’avait pas le droit de dormir la et a du se lever a 5h30 pour ne pas être avoir de problème !
Il parait que ce sont ce genre d’événements qui font les meilleurs souvenirs…
Apres cet épisode et un jour de pause dans une des villes de cette vallée, nous avons retrouve la pampa et ces paysages typiques, c'est-à-dire des champs a perte de vue, des troupeaux de vaches qui paissent et des insectes en quantité qui nous ont oblige a prendre la devise « ferme la bouche, tu vas gober des mouches » très au sérieux ! Un soir, dans un bar, a chaque pas on devait bien en écraser 3 ou 4, ça croustillait sous les tongues !
Dans cette partie du voyage, nous avons gagne en popularité, ici, nous sommes des stars ! Quand on s’arrête dans un village, on se fait filmer par l’équipe de la TV locale ou par des particuliers qui nous disent qu’il ne se passe rien par ici et que nous sommes l’événement de l’année, voire plus ! Le record revient a une famille qui habitait un tout petit village a 50 km de la ville la plus proche et qui a pris au moins 6 films de nous en moins d'une heure et qui veut récupérer les photos que nous avons prises…
Le fameux accueil argentin, nous en profitons tous les jours. Pas un village ou quelqu’un ne vienne nous voir pour savoir si tout va bien, ce qu’on fait ici. On a été super bien reçu dans un village alors que Ludovic poussait son vélo car il avait crevé et que Marc était loin avec les outils, et le voila qui arrive en voiture avec toute une famille qui nous invite a déjeuner et aide Ludovic a trouver une chambre a air en bon état. D’ailleurs en parlant de chambres a air, on était sur un petit chemin d’une vingtaine de mètres pour aller demander de l’eau quand Ludovic s’aperçoit qu’il a crevé (encore). On démonte nos pneus après avoir retire des épines de partout et Ludovic comptabilise 9 trous et Marc au moins 6 ! Heureusement Marc fait du stop jusqu'à la ville la plus proche et trouve des chambres à air, car 2 rustines pour 15 trous, même en les coupant, c’est difficile ! D’une pierre, deux coups, l’Argentin qui ramène Marc nous invite à prendre un asado le lendemain au soir, l’asado, c’est en fait un barbecue ou l’on mange plus de ½ kg de viande par personne.
Un rapide coup de gueule a cause du vent qui nous aura oblige a faire une petite journée car plus que physiquement, c’est au moral qu’il fait mal. Vive le vent de dos que nous avons eu le lendemain.
Le prochain post, ce sera à Bahia…
22:36 Publié dans Partie Argentine du trek en velo | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
lundi, 12 janvier 2009
Du bonheur en barre!
Ca y est on y est a Cordoba. On en aura bouffe du bitume et des lignes droites et plus ou moins plates. Il faut le savoir, le vélo, c’est beaucoup plus fatiguant que la marche. Aussi, si on couvre de plus grandes distances, on s’arrête aussi beaucoup plus souvent (donc on dépense beaucoup plus !). Une fois le vent aura été particulièrement fort et nous avons mis 2h30 pour faire 22 km alors que la veille, le vent de dos, nous faisions du 30 km/h de moyenne !
Pour éviter le grand axe Tucuman – Cordoba qui mène a Buenos Aires, nous avons fait un crochet par Santiago de Estero. Par la les routes sont comme les rues de NY !! mais sur 100 km. Et on a du traverser les Salinas. De la bouche des locaux, c’est une espèce de fournaise, un prémice de l’enfer. Il faut partir avec beaucoup d’eau et très tôt le matin. J’ai oublie de préciser pour vous qui etes dans le froid et la grisaille qu’ici, on dort en caleçon avec un ventilateur pour ne pas avoir trop chaud. Je rebondi la dessus pour dire qu’on a trouve un nouveau sponsor a notre périple. Il est connu de tout le monde, il s’agit de Coca Cola, on a fait un record en en buvant 6.5L en une journée sans omettre les jus d’orange, l’eau et la bière du soir, ce qui nous fait une consommation de liquide de près de 8L par jour et par personne… pour vous montrer comme il fait chaud !
Les Salinas, ou il paraissait en outre qu’il n’y avait personne, nous les avons traverses tôt un petit matin après avoir dormi dans la brousse chez des paysans mais j’y reviendrais. A 5h30, on était donc sur nos vélos mais avec la nuit, il était trop dangereux de rouler sur la route, on a donc fait une sieste en attendant le lever du jour. Au bout de 15 km, on trouve une ferme qui vend du Coca frais, on se prend donc notre premier litron et demi. 17 km plus tard un resto station service nous permet de prendre notre deuxième litron et demi et 20 km encore après on arrive dans un village. Et ils osent dire qu’il n’y a rien ! On n’a même pas vu de sel, rien à voir avec les salars boliviens faits a pied !
Je reviens donc sur l’accueil particulier qui nous a été réserve avant les salinas : alors qu’on achetait de quoi cuisiner car il n’y avait pas de resto, un gas arrive en vélo et propose a Ludovic de changer sa chambre a air crevée pour la deuxième fois de la journée. Il nous invite ensuite à dîner et dormir chez ses parents dans la cambrousse, on accepte évidemment. Apres 2 km à l’intérieur de la pampa, on arrive dans une petite ferme. Notre ôte nous propose de prendre des photos des chèvres, persuade qu’on en a jamais vu ! et nous présente son père comme étant le sage du coin qui connaît plein de choses. En fait, le père en question connaît surtout ce qui est dit à la radio ! Ca fait 40 ans qu’il vit ici a 50 km de la ville la plus proche, c’est dur de suivre l’actualité de cette façon. Apres le dîner fait de pain et de fromage maison, très bons, on va se coucher dans un lit qu’on nous a prete. Ici, on dort dehors car il fait trop chaud (je le répète au cas ou vous n’auriez pas compris !), et le plus comique, c’est qu’il n’y a qu’un seul lit pour 2, et voila nos deux croqueurs chacun a une extrémité du lit a tirer le drap vers lui !
Les salinas une fois traversée, nous allons faire une pause dans le village mentionne plus haut et y sommes accueilli par une petite dame adorable qui nous sert des abricots au sirop…hummm ! et qui sort un matelas et un ventilo pour que nous puissions faire une sieste en attendant les heures un peu plus fraîches. C’est chez elle qu’on aura été invite à prendre notre premier vrai mate argentin.
Sur le trajet, nous avons fait une petite excursion sur des pistes afin de pénétrer un peu dans les terres et voir quelques haciendas. Le terrain nous a donne quelques surprises, ainsi on s’est retrouve crotte après des passages dans de la boue qui nous réservait de jolis dérapages ! Finalement, nous sommes arrive au Cerro Colorado, un petit coin de paradis, de la verdure et des collines magnifiques.
Alors que l’on voulait éviter de prendre la route directe pour Cordoba sur la fin de cette partie, on apprend qu’a lieu le festival de Jesus Maria, une ville sur cette grosse route. OK, on y va ! La route est horrible, on est jeté dans les bas cotes par des camions mais arrive à Jesus Maria, nous ne sommes pas déçu. Une ambiance de fête règne, les hôtels sont blindes, les rues encombrées de monde et des stands de nourritures sont éparpilles aux 4 coins de la ville. Ce soir, c’est la fête ! Direction le stade pour assister (après avoir gruge une queue de 500m !) a un spectacle très patriotique et surtout au fameux rodéo argentin. Quel spectacle, les chevaux, magnifiques, ruaient dans tous les sens et les gauchos (les coyboys locaux) restaient sur leur selle malgré la nette envie du cheval de les en éjecter.
Nous sommes actuellement à Cordoba que l’on va visiter ce soir, on vous racontera…
17:19 Publié dans Partie Argentine du trek en velo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 02 janvier 2009
Ce qu'on a aimé, ce qu'on n'a pas aimé, le dossier Bolivie
Maintenant que l’épisode de la Bolivie est clos, l’heure est à la synthèse.
Voici donc la chronique qui vous apprendra tout ce qu’il faut savoir sur ce charmant pays, ce que nous y avons aimé et ce qui ne nous a pas plu.
Tout d’abord, vous l’avez sûrement remarque - si vous avez bien suivit notre périple ? – la Bolivie est constituée de magnifiques paysages. On l’a dit dans un post mais je le répète, ces compositions de couleurs que ce soit le sud Lipez ou la vue de la Cordillera Real des plaines autours de La Paz, nous avons été ensorcelé ! Il y a eu le lac Titicaca, ce monstre niche a 3800m, il y a eu le Sajama et ses 6542m, les salars et leur pureté presque irréelle puis le Sud Lipez et ses lagunas aux reflets verts, rouges ou blancs. La magie de l’Altiplano a opéré et nous ne sommes pas prêt d’oublier cet épisode de notre voyage.
Ensuite, l’accueil, cet accueil si différent que l’on ait été en ville ou paumé dans l’immensité du Sud. Dans les villes, on notera le père Cyrille qui nous aura permis de visiter sa communauté et nous aura fourni un logement et des tonnes d’infos pour mieux comprendre le pays. Ensuite ça a été les pères espagnols de Corocoro qui nous on bien fait rire avec leur manie de vieux couple (que les parents ne se sentent pas visés, ce serait inutile !!). Que dire des paysans qui nous ont ouverts leurs portes et offerts une soupe qui remplaçait agréablement le riz ou la purée assaisonnés d’un bouillon cube. Quand aux militaires qui nous ont fait tirer avec leur armes, quels bons moments ! On n’oubliera pas aussi les chauffeurs du Sud Lipez et de leur gentillesse, qui suivait toujours un temps ou il avait l’air de se dire : « qu’est ce qu’ils font là ces bouffons ?! ». Il y a aussi Carmelo et doña Carmen et tant d’autres encore…
Pour ce qui est de la nourriture, de la bouffe plutôt, là c’est plus mitigé. Je m’explique, on gardera longtemps le souvenir de l’énorme pizza (une familiale chacun, en gros ça suffit à 8 boliviens mais ils ne sont pas vraiment une référence !) et des restos de Copacabana mais dans un autre esprit on est pas prêt d’oublier la viande de lama (et dire qu’ils adorent ça) qu’ils font toujours cuirent jusqu’à ce que la viande ressemble a une semelle (on a sérieusement pensé a en mettre sous nos chaussures quand celles ci étaient en piteux état), ni les plats de riz avec des oeufs qui ont été mis au rang des sponsors officiels des Croqueurs de même que les galettes Mabel’s (bonnes celles ci mais bon, c’est dur d’en prendre jusqu’a 3 fois par jour). La palme du degueux revient a la platrée de pâtes collantes assaisonnées d’une boite de sardines a la tomates, la boite était sûrement dans le coffre de la voiture de tourisme depuis belle lurette !
Un paragraphe entier est nécessaire pour parler de la plaie du sud Lipez : le vent. Il nous aura fait pester, surtout Ludovic, grogner, jurer, ce vent. Levé, au début seulement vers 2 h de l’après midi, puis de plus en plus tôt à mesure que l’on descendait, il nous obligeait a plier l’échine, a nous couvrir car il apportait le froid. On se réfugiait alors dans la tente maintenue au sol avec des cailloux de plusieurs kilos pour éviter qu’elle ne bouge. Ah cette brave tente, elle aura bien résistée. Tel le bambou de La Fontaine, elle ployait mais tenait bon. On devait « cuisiner » dans l’abside a cause du vent, allongés dans nos sacs de couchage. Ces jours là le coucher était prévu vers 7h30 du soir… Saleté de vent !
Le bilan général reste évidemment très positif, nous avons très clairement adoré ce passage. Marc parle de revenir et Ludo, de Buenos Aires pourra peut être y faire un petit détour. « Bolivie, on t’aime !», ce seront nos derniers mots !
23:40 Publié dans Partie bolivienne du trek | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Ca y est, on est en velo!
Nous revoila après cette période de fête que, nous l'espérons, vous aurez tous bien célébrée. De notre côté nous n'avons pas falli à la tradition. Pour Noël aprés une messe express mais vraiment belle célébrée par un curée dégarni nous sommes allés dans un resto sympathique et classe et nous nous sommes fait peter la panse.
A Jujuy nous avons aussi trouvé 2 vélos que nous allons vous presenter. Celui de Ludo, baptise Georges par son propriétaire, n'est pas si mal. C'est un vélo d'occasion de bonne facture, équipé en Shimano pour les connaisseurs, systeme de vitesses indexees, manivelles en alu, frein V-brake. Le mien, Roger,
est neuf mais beaucoup moins bien. J'ai un système de changement de vitesse à manivelles (pas très pratique), pédales en plastique et une vielle marque pourrie de dérailleurs et pignons mais tout de même des freins V-brake. Bref on a des vrais bolides. Sur nos premiers 6 jours de vélo nous auvons tout de même eu besoin de quelques changements et réparations. Premièrement, les pédales de Ludo ont rendu l'âme en 3 jours, il a donc fallu changer tout ça. Deuxièmement nous avions des selles avec un tube tout petit et, étant donné que nos vélos sont aussi petits (26 pouces), nous pédalions sans aucune force et en nous fatiguant beaucoup. Nous avons mis 3 jours à trouver une boutique de cycliste qui ait des tubes plus longs...
Côté paysages, cette semaine nous avons quitte la cordillère des Andes. Nous avions déjà descendu de 2000m durant nos derniers jours de marche et à vélo nous avons descendu les 2000m restant. De Jujuy à Salta, nous avons suivit la route appelée la Cornisa ou corniche en Français. C'était vraiment magnifique : petite route étroite longeant la montagne dans son flanc, et, au dessus de la route, de la végétation d'un vert émeraude, en contre-bas, un lac formé de 5 doigts. Faite de montées et descentes succesives nous y avons croisé plusieurs motards et surtout un allemand courrant avec une poussette avec sa femme à vélo. Ils voulaient aller jusqu'à Mendoza (soit environ 1000 km) mais n'étaient pas surs d'y arriver. En courant, tout de même faut être un peu félé... A partir de Salta nous avons descendu toute une vallée. Elle aussi était grandiose. Probablement creusée par la rivière qu'il y avait au fond, la vallée etait formée par des montagnes aux couleurs étranges. En effet, assez peu recouvert par la végétation, elles offrent à la vue des passants une terre rougeâtre. Cela aura été une journée un peu dificille : 100 km de montées et descentes et une petite averse (nous avions encore nos petites selles).
Un peu plus tard nous avons fait face à un col. Si à pieds 1000m représentent 3h de marche, à vélo ils se transforment assez facilement en 4h. Nous avons beaucoup pesté mais la récompense fut grande : Aprés 4h de montée à 8 km/h nous avon eut 45 min de descente à 40km/h. C'était un vrai régal. Pas besoin de pédaler, il y a juste à ce laisser filer tranquillement en controlant le vélo qui semble toujours vouloir aller plus vite et éviter les petits trous qu'il y a sur la route.
Le lendemain nous avons continué par une grande descente de 50 km ou, là non plus, nous n'avons pas eu besoin de pédaler. La route une fois de plus était extraordinnaire. C'était une vallée très étroite traversée au début par d’épais nuages de brouillard et une petite pluie fine qui nous ont forcés à ralentir et à moins profiter de la descente. Par moment on y voyez pas à plus de 40m. Cette même journée nous avons du descendre de 1500m et faire 111 km pour arriver jusqu'à San Miguel de Tucuman.
Pour le reveillon nous étions à Tafi del Valle, c'était le jour ou nous avions passe le col à 3000m. Nous avons donc été résonnable. Au resto où nous sommes allés dîner le serveur, un jeune d'une quinzaine d'années, était assez marrant. Il était très sur de lui et nous faisait des gestes des mains pour nous demander si tout allait bien, du genre le doigt pointé vers nous accompagné d'un petit bruit de bouche pour attirer notre attention. Pas trés classe mais divertissant. A minuit des salves de pétards et feux d'artifices ont éclaté de toutes parts. Ici tout le monde a ces feux d'artifice. Il n'y en a pas un organisé par la mairie ou un club local, ce sont les habitants qui font leurs achats et au moment voulu les enfants s'en donnent à coeur joie pour délapider le stock. Ainsi pendant toute la nuit il y a des éclats de pétards. Mais ce ne sont pas les petits pétards que nous avons en France, au bruit qu'ils font je pense qu'ils doivent avoir des trucs du genre dynamite pour creuser des galeries !
Pour conclure, nous dirons que le vélo c'est bien mais que c'est bien plus physique que la marche. Non seulement ça fait mal aux jambes mais en plus après avoir passé 8h les fesses sur la selle, on ressemble à des cowboys descendant de leurs chevals et on boite dès qu'il faut monter des escaliers. Nous avons encore 6j de vélo pour atteindre Cordoba, ville magnifique.
Nous vous souhaitons de bien profiter de la fin de vos vacances
a bientôt
Les croqueurs.
19:32 Publié dans Partie Argentine du trek en velo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 24 décembre 2008
De la Bolivie au Chili puis a l'Argentine
Nous revoila pour feter a tous nos chers lecteurs un joyeux Noel!
Nous avons enfin atteint l’Argentine, dernier pays du trek. Apres des pseudos deboires a la douane chilienne, en effet il faut le savoir, la douane chilienne se trouve a San Pedro de Atacama et non pas a la frontiere qui se trouve a 150km de la, nous avons pu penetrer en Argentine. Toute l'histoire repose sur le fait que les douaniers Boliviens (eux si on les choppent ont leur botte les fesses...) nous ont dit que nous devions obligatoirement aller a San Pedro de Atacama pour trouver la douane Chilienne. Il n'ont meme pas ete capable de nous dire que nous pouvions aller directement en Argentine sans passer par le Chili. Innocement nous sommes donc aller a San Pedro. Nous voulions faire l'aller-retour en stop pour ne pas se rajouter 2 jours de 40 km de marche en pleine zone deserte. Mais arrive a la douane aucun camioneur n'a accepte de nous prendre en stop, et pour comble de desespoir, les douaniers chiliens interdisaient aux automobilistes de nous prendre. Donc apres avoir passe presque toute la journee a attendre pour trouver un camioneur, nous sommes partis, sac au dos, pour affronter les 40 km et 2000 m de denivele qui nous faisaient face, esperant trouver une voiture pour nous prendre en stop jusqu'a la frontiere entre le Chili et l'Argentine. Heureusement pour nous, apres 15 km des carabinieros (policiers chiliens) nous ont pris en stop sur 50 km puis ont arrete un camion et l'ont oblige a nous prendre en stop. Nous nous sommes donc retrouves dans un chargement de voitures a l'arriere d'un camion. Les sieges etant confortables nous avons pique un gros roupíllon. Arrives a la douane Argentine, les douaniers nous ont annonce qu'il n'y avait rien du tout pendant 200 km jusqu'au village de Susques. Ils nous ont presque obliges a pendre une voiture pour y aller. Cependant le camioneur qui devait nous emmener a profite du temps que les policiers ont mis pour nous fouiller pour se carapater. De nouveau nous avons du attendre qu'une voiture accepte de nous prendre. Un couple de Hollandais nous a charge a l'arriere de leur pick up et nous sommes partis jusqu'a Susques. Nous avons pu constater qu'il n'y avait rien du tout sur la route.
A Susques, d'ou nous avons repri la marche, nous avons eu la surprise de trouver notre 4 eme chien. Un peu fou et insouciant, debordant d'energie, nous l'avons vite appele Taquet puisqu'il etait toujours au taquet. Toujours pret a poursuivre un lezard, un oiseau, une mouche ou meme un caillou, il nous a bien fait rire. Autre truc sympa, ce chien devait avoir des problemes de visions puisqu'il essayait sans cesse d'attraper l'ombre de nos mains. C'etait assez comique de le voir courir de tous cotes apres quelques choses que jamais il ne pourrait attrapper (On fini par s'amuser de peu de choses lorsqu'on est au milieu de nul part). Ce chien est aussi un grand trouillard debile. Alors que nous campions sous tente un soir d'orage, il a courru comme un fou (alors que nous avions deja marcher 35 km dans la journee) lorsqu'a eclate un gros coup de tonnerre. de plus il n'a pas compris que nous l'invitions a venir dans l'abside de la tente pour se proteger de la pluie et a donc passe la nuit contre l'abside mais dehors et sous la pluie (j'avoue ne pas avoir saisi la raison de cette decision outre de la debilite!).
Apres 4 jours de marche nous l'avons abandonne a une petite grand mere dont le chien avait disparu depuis peu. Nous avons eu le coeur dechire de le laisser mais cela aurait ete beaucoup plus complique en velo et surtout aucun resto ne nous acceptait avec lui. En effet la seule solution pour ne pas l'avoir partout avec nous etait de l'enfermer dans notre chambre a l'hospedaje. Il a assiste a la messe du 4 eme dimanche de l'avent a nos pieds sous notre banc. Heureusement c'est un chien silencieux.
Cette partie du trek aura aussi ete le debut de la decente de la cordillere des Andes. En effet en 2 jours nous sommes passes de 4000 m a 1200 m. Les paysages, eux aussi ont changes, La verdure a fait sont apparition. Apres 3 mois de nuances jaunes (pour la vegetation) et de gris (pour le sable), le vert nous offre toute sa splendeur. C'est fou comme cette couleur vient donner un air d'appaisement et de tranquilite a ces paysages tant dechires et arides de l'altiplano andin. Nous sommes bien contents de renouer egalement avec les petits ruisseaux sinueux.
Nous sommes donc arrives a San Salvador de Jujuy apres 129 jours de trek (4 mois et 9 jours) et 2857,4 km (mesures grace a notre super podo). Nous allons desormais prendre le velo. En effet le temps qu'il nous reste ne nous premettra pas de poursuivre plus longtemps a pieds. Des 35 km journaliers nous devrions passer a 80/90 en fonction du terrain et du vent. Cela va pas mal nous changer. Nous allons passer quelques jours a Jujuy pour Noel! et puis nous reprendrons la route vers le Sud Argentin. La saison des pluies a fini par arriver et tous les jours nous avons droit a un peu, voir beaucoup, de pluie. Cela rafraichit l'atmosphere et nous protege des moustiques.
Tres bon Noel a vous tous.
Les croqueurs
17:21 Publié dans partie Argentine du trek | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
lundi, 15 décembre 2008
Sud-Lipez
Alors que nous ne pensions pas trouver internet avant l’Argentine, c’est à dire à peu prés 15 jours de plus, une halte obligatoire nous a ete imposee à San Pedro de Atacama au nord du Chili. En effet, lorsque vous traversez tout le Sud Lipez la seule façon de rentrer légalement au Chili est de se rendre jusqu’à cette ville très touristique.
Ainsi donc, nous avons l’opportunité de vous raconter les 15 jours merveilleux que nous venons de vivre.
Pour situer le tableau, le Sud-Lipez est une zone totalement désertique. On y trouve du sable, des lacs de toutes les couleurs, des montagnes impressionnantes, des flamans roses et des Toyota Land Cruiser mais surtout des couleurs, des couleurs et encores des couleurs. Le tour classique offert par les agences est de 3 jours depuis Uyuni jusqu’à San Pedro de Atacama en 4*4. Sur le trajet de nombreux sites éveillent la curiosité des touristes : différentes lagunas aux couleurs variées, des rochers aux allures étranges et des sommets à pertes de vue. Nous l’aurons fait en 11 jours. Vous vous direz : Comment ont-ils donc fait pour porter de la nourriture et de l'eau pendant 11 jours ? Seraient-ils des surhommes ? Et bien non, pas du tout. Pour l’eau, les jeeps nous ont ravitaillé (une trentaine pas jours) et pour la nourriture nous nous étions organisés avec une agence pour nous faire déposer des cartons de bouffes tous les 3 jours dans les rares refuges présents. Au bilan, nous aurons vu une dizaine de lacs, des centaines de sommets à toutes heures de la journée, peut être des milliers de flamans roses, et bien plus d’un millions de grain de sables, une nuit a 5000 m à côté des geysers, un belge trés bavard mais sympathique.
Il est aussi important de souligner que dans le Sud-Lipez, le vent se léve à 12h et ne s’arrête qu’avec la nuit. Cependant ce n’est pas une petite brise rafraichissante mais plutot un vent très fort en pleine face qui nous fait marcher pliés en deux. Du coup nous essayons de marcher autant que possible le matin et nous arrêtons vers 4h. Nous plantons la tente et nous y refugions jusqu’au lendemain matin.
Au niveau des rencontres, apres avoir fini la traversée du salar par une grosse journée de 40 km nous nous sommes retrouvés dans un petit village sur la route très touristique du Sud-Lipez. Et là, O chance, un groupe de francophones : 3 Suisses, 1 Quebecoise et 1 Belge. Le guide de ce groupe sympathique nous a invité à diner et à prendre le petit dej avec eux. Nous avons été vraiment contents de manger quelques legumes et de la viande sachant que nous n’aurions que des pates, du riz et de la purée assaisonnés aux seuls boullions cubes que nous avions trouvé. Bref une soirée fort symapthique à parler de tous les sujets chers à ces differentes nationalités. La rencontre suivante aura été le curé de San Juan de Rosario. Il nous avait été indiqué par un curé que nous avions rencontré au Perou 2 mois plutot. Pour vous faire une idée du personnage : il marche jusqu’à 70 km par jours (soit le double de nous), escalade toutes les montagnes lorsqu’il a du temps et a demande a être « muté » dans le coin le plus desertique de Bolivie ! Bref, un peu athypique mais un bonhomme extra.
Une autre fois alors que nous arrivions aux abords d’une laguna (lac en espagnol), nous sommes tombés sur 2 voitures de touristes en train de finir leurs repas. Ces voitures nous avaient depassé peu de temps auparavant. Du coup les 2 chauffeurs sont venus à notre rencontre pour nous offrir les restes et du coca. Encore un festin ! Un soir nous sommes arrivés à un poste avancé de l’armée Bolivienne. Il y avait 8 hommes et un sous-lieutenant. Nous avons été acceuilli de la meilleure façon possible. Tout d’abord : 2 matelas par terre et un repas militaire mais la meilleure surprise fut tout de même que nous ayons pu tirer 2 balles chacun avec leurs armes sur une boite de conserve. Pour finir en beauté, un petit film sur les guerres de gangs dans les prisons américaines qui était pas mal du tout.
Il y a eu aussi une famille de francais voyageant à vélo pendant 20 mois : les 2 parents et les 3 enfants de 5, 8 et 12 ans ! Sachant que le petit de 5 ans est sur le tandem avec son papa.
Pour ce qui est des prévisions, nous pensons arriver le 22 au soir dans une petite ville Argentine prés de la frontière avec le Chili. Pour le reveillon ce sera donc surement sous la tente (on va bien se trouver une bouteille de Champagne qu’on digustera à deux, tout seul !?).
Bref encore une trés belle étape dans notre ballade. Le moral est au top surtout depuis qu’on a des nouvelles chaussures. On espère qu’on aura l’occasion de passer sur internet pour vous souhaiter un joyeux noël. Mais rien n’est moins sur...
23:26 Publié dans Partie bolivienne du trek | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
mercredi, 03 décembre 2008
Sajama et salars...
Et si, finalement, on aura trouve Internet. Voici donc les dernieres nouvelles de vos trekkeurs preferes:
Nous nous sommes quitte la derniere fois alors qu’on s’appretait a gravir le Sajama. Et bien, c’est fait, on l’a vaincu, on l’a soumis ce 6542m et on a meme pas trop souffert ! Quel spectacle de la haut, on voyait le salar de Coipasa, une destination qui necessitera 5 jours de marche, et une bonne partie du trajet accomplis depuis La Paz. Grace a un couple de vetos, Laure et Geoffrey, et un baroudeur, David, tous francais, l’ascension aura ete un vrai bonheur. De plus la fondue au chocolat que nous nous sommes faites le lendemain aura rejoui nos estomacs! Merci a eux et bonne chance dans leur voyage !
La suite jusqu’au Salar aura ete physique, les longues journees s’enchainent ponctuees de villages souvent vides dans une pampa sans fin. Et comme on aime les grandes etendues plates, on enchaine par la traversee des Salars, ces deserts de sel qui en depriment plus d’un mais en rejouissent d’autres (nous par exemple !). Ils sont feeriques, ces salars, les limites en sont floues a cause de la reverberation d’un soleil de plomb. Et ce silence... ponctue par les injures de Ludovic qui tombe sur un trou d’eau ou les chants de Marc ! ou tout simplement par nos longues discussions, evidemment philosophiques, car c’est bien connu, le desert eleve la conscience de l’homme ! Mettez derriere la philosophie ce que vous voudrez, chacun en a sa conception !
Bref, finalement arrives au milieu du Salar d’Uyuni, a la splendide ile Incawasi, battue par les vents et couvert de cactus gigentesques, nous passons la nuit dans une grotte pretee par le proprio de l’ile qui y a son atelier d’art sur cactus ! Il aura quand meme passe presque 15 ans sur ce caillou ou les seuls choses vivantes sont les cactus millenaires. Pas tres causants les trucs d'ailleurs.
Nous decidons ensuite de faire une etape a Uyuni pour changer de chaussures, des touristes Canadiens et Australiens nous prennent donc en 4*4 pour un petit tour touristique a l’hotel de sel et autres sites qui ne valent pas les paysages que nous traversons chaque jour, c’est une autre facon de voyager mais tout de meme moins fatiguante. Nos chaussures sont en effet corrodees, dechirrees, trouees, en fait dans un piteux etat. On en profite aussi pour preparer notre traversee du Sud Lipez avec des agences de tourismes afin qu’elles nous deposent de la nourriture a certain point car on part pour 16 jours sans villages mais qui devraient etre vraiment magnifiques.
Ca va etre bien mais vivement l’Argentine et ses grandes villes ou on pourra se trouver des bons gros steacks car pour l’instant ce voyage n’aura pas ete un voyage gastronomique !!!
Suite des aventures dans le prochain episode.
00:02 Publié dans Partie bolivienne du trek | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, 15 novembre 2008
Les petits problemes inherents aux projets
Et nous revoila apres quelques petites peripeties que nous allons vous compter, mais d’abord sachez que, comme d’habitude, tout va tres bien (et on vous interdit d’en douter!).
C’est partit: De retour de la foret amazonienne, Marc a senti une bosse au niveau de l’aine diagnostiquee comme etant une hernie inguinale par un docteur de La Paz. Panique, car si on doit l’operer, c’est la fin du trek pour lui et pour Ludovic un voyage en solo sans carte bleue car la sienne est perimee depuis un mois maintenant.
On vous rassure tout de suite, la hernie n’en est qu’a un premier stade qui ne necessite pas d’intervention...ouf! Seulement il doit porter une ceinture particuliere et porter moins de poids d’ou une longue recherche de matos plus leger et un tri draconien dans ce qu’il doit garder sur lui: nous allons vivre comme les Spartes si ce n'etait pas deja le cas.
Finalement, apres cela nous avons repris la route tranquillement pour le Sajama au milieu des plus beaux paysages qu'il nous a ete donne de voir depuis le debut du trek. Des montagnes vallonnees aux couleurs pastels, un temps magnifique et des rivieres peuplees de flamands roses et autres oiseaux, le tout en autonomie car les rares villages ou nous passons n’ont pas de magasins. L’accueil est d’autant plus sympatique quand nous sommes loin de tout: d’abord ce fut deux pretres espagnols qui nous ont offert le gite et le couvert ainsi que plein d’anecdotes puisque ca fait maintenant 30 ans qu’ils sont en Bolivie, ainsi que la recette qui permet de garder de la perdrix pendant 8 mois (la seule chose que l'on a retenu c'est que le secret, c'est que ca beigne dans l'huile...tant mieux il faut que l'on reprenne quelques kilos!); ensuite ce fut un chauffeur de bus qui nous a invite a diner et dormir dans sa maison, lui, sa fille et sa mere nous ont bien fait rire; et enfin c’est la biere tendue d’un bus alors qu’on suffoquait sur une route poussiereuse et sous un soleil cuisant (on en pele encore!).
La seconde bonne nouvelle fut a l’arrivee a Sajama d’ou nous comptons partir faire l’ascension du mont du meme nom. Car dans ce village fort touristique il n’y a pas de banque, n’y d’internet, mais ca c’est moins grave, car il ne nous reste alors plus que 150 bolivianos soit 18€ environ et la banque la plus proche est a...La Paz. Apres une nuit ou la proprietaire nous fait credit nous partons revoir La Paz en esperant ne pas y rester car on prend du retard sur le planning.
Enfin, la partie echauffement du trek est finie, on commence la veritable aventure car nous avons au programme la traversee des salars (rassurez vous on sera prudent) et du Sud Lipez qui est aussi tres desertique, ce qui nous promet de longs treks en silence...on ne demande rien d’autre!
On vous racontera la suite quand on rencontrera de nouveau intrenet, c’est a dire pas avant quelques temps malheureusement.
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lundi, 03 novembre 2008
Petit break a La Paz
Fin de la pause “La Paz”. Nous reprenons la route après demain à la suite d'un break de près de 2 semaines. Voici un petit recit de nos aventures durant cette forte sympathique pause :
A notre arrivée sur El Alto nous avons été accueilli par un lointain cousin Bazelaire, prêtre missionnaire Lazariste, retrouvé par internet. Il nous a invité à deposer nos sacs dans sa communauté. Nous étions vraiment heureux d'arriver dans une maison propre et avec de bons lits près à recevoir nos corps fatigués.
Le Père Cyrille de La Barre, Cirillo de La Barra en espagnol, nous a rejoint pour le déjeuner et nous sommes partis avec lui dans sa paroisse à 3h30 de voiture au nord de La Paz. Nous sommes arrivés de nuit dans la vallée où il réside. Le lieu est magnifique. Nous y sommes restés 4 jours. Le temps pour nous de faire quelques ballades, de faire connaissance avec les jeunes du village qui nous auront interprété quelques morceaux de musiques traditionelles à la flute de pan et aux tambourins. Nous aurons également pu profiter des eaux thermales qui s'écoulent depuis de lointains volcans. Le père Cyrille est vraiment génial. C'est une mine de renseignements sur la Bolivie, il a toujours des histoires à raconter sur ses expériences auprès des Boliviens. Il mène une mission vraiment belle même s'y elle n'est pas toujours facile. Nous lui décernons la palme du meilleur accueil que nous avons reçu depuis le debut de notre périple, Muchas gracias curita!!
Après cette épisode montagneux, nous sommes partis nous ressourcer dans la moiteur et les pluies torrencielles de l’amazonie. Il y fait une chaleur écrasante mais du coup on y trouve toutes sortes de fruits exotiques savoureux... ou pas suivant le cas. Nous deconseillons fortement le jus de papaye. Vraiment pas bon et en plus ça vous laisse un vieux goût au fond de la bouche. En revanche le jus de Maracuya est exquis et bien rafraichissant! Nous avons pu nous faire un petit tour dans la jungle en remontant une rivière les pieds dans l’eau et le nez en l’air afin de voir des singes, des oiseaux aux chants étranges et des papillons aux mille couleurs. D'un autre côté, ces forêts luxuriantes abritent des fourmits géantes (2-3 cm) qui peuvent vous faire très mal s'y elles vous piquent. Le chien du guide aurait boité pendant 4 jours après s'être fait piquer par l'une d'elle. Egalement d'énormes araignées, si légères qu'elles peuvent se déplacer sur l'eau.
Le plus impressionnant reste tout de meme une vipère d'un bon 1m que notre guide s'est empressé de capturer pour ajouter à sa collection. Drôle de passion...
Nous allons passer un dernier jour sur La Paz afin de paufiner notre depart puis c’est reparti direction le Sajama…on vous racontera.
Les croqueurs
00:36 Publié dans Partie bolivienne du trek | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
jeudi, 23 octobre 2008
Nos premiers pas en Bolivie
Que la Bolivie soit prete car nous voila afin d’avaler les kilometres et les paysages. A nous le Sajama et ses 6500m, a nous le salar d’Uyuni et ses immensites de sel, a nous les lagunas aux couleurs flamboyantes. Mais patience, tout cela arrivera en temps voulu, pour l’instant nous allons vous decrire Copacabana, petite ville au bord du Titicaca et premiere etape bolivienne ainsi que El Alto, dans la banlieue de La Paz, ou nous sommes actuelement, gentillement accueillis par la communaute du pere Cyrille, parent eloigne de Marc.
La fin du Perou s’est deroule tranquillement jusqu’a ce qu’on franchisse la frontiere ou nous nous sommes apercu que Marc n’avait droit qu’a 60 jours alors qu’il en est au 64ieme, il en resulte une amende qui passe mal car on a le droit a 90 jours gratuitement... bref vive la Bolivie, fin du Perou, belle etape tout de meme !
Nous decouvrons Copacabana et ses tarifs attractifs : un super hotel avec TV, toilettes privees pour le prix d’un des hotels les plus miteux du Perou ! On en profite et allons visiter l’Ile du Soleil, mangeons dans des bons restos (on se souviendra longtemps du filet mignon et du chateau briand... aaah la gastronomie francaise...), bref on se detend et prenons le temps de nous impregner de la culture du pays dans la ville la plus touristique de la Bolivie ou nous rencontrons un couple de Quebecois fort sympatique qui s’enchaine les sommets d’Amerique du Sud.
Mais la route nous appelle et nous partons vers La Paz sans cartes, donc sur l’autoroute qu’est l’axe Copacabana – La Paz. Nous decouvrons l’altiplano bolivien qui differe de son confrere peruvien par son cote encore plus plat et plus grand mais avec en toile de fond la magnifique Cordillera Real avec tous ces 6000 qui nous tendent les bras mais que nous n’auront pas le temps de faire, le plus haut sommet etant le Sajama, plus au Sud, prevu lui au programme et qui est sur notre route.
L’entree dans El Alto aura ete eprouvante car cette ville n’a pas de fin, les maisons sans cachets s’enchainent sous le concert des klaxons des collectivos et de leurs rabatteurs qui rabachent a longueur de temps leur destination d’une voix monocorde (finalement on aime l’altiplano et son silence !). Heureusement nous sommes royalement accueillis et nous comptons bien profiter de ces moment pour se detendre car 4 jours de routes non stop fatiguent bien le corps.
Nous avons donc decide de profiter d’etre a La Paz pour faire un tour en foret amazonienne que Marc ne connait pas et que Ludovic sera ravi de retrouver.
Nous vous donnons donc rendez vous dans quelques temps pour tous les details sur la suite de l’aventure ! A bientot donc.
Les croqueurs enfin en Bolivie.
PS : desole si il n'y a pas de photos, le blog n'est pas cooperatif en ce moment mais rassurez vous, elles viendront tot ou tard... tiens d'ailleurs les voila!
03:44 Publié dans Partie bolivienne du trek | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Ce qu'on aime, ce qu'on aime pas - Perou
Le Perou, une page qui se tourne, 1600 km et 64 jours. De lima a Kasani, petit village frontalier entre le Perou et la Bolivie, que de belles choses nous aurons vues. Nous voulons conclure ces 2 mois en vous presentant quelques points qui nous ont particulierement plu ou deplu.
Les paysages, les villes et villages peruviens pour commencer. Mettez vous quelques instants a notre place. Imginez-vous dans un paysage enchanteur. Des montagnes a perte de vue, des couleurs emflammees, des champs dont les epis sont balottes par le vent. De temps en temps un petit lac vient offrir sa purete et sa fraicheur. Tout ceci dans un silence envoutant qui vous donne la sensation d’etre indissociable de toute cette beaute. Bref, vous vous croyez presque au paradis des amoureux de la nature et de la montagne et vous etes vraiment heureux. Dans un pareil etat d’esprit nous arrivons a la ville que nous avons choisie comme etape pour la nuit. Nous quittons alors notre petit nuage pour remettre les pieds sur terre et surtout dans la tourmantte des villes. D’abord les villes sont laides. Tous les batiments sont non finis. Des armatures en ferraille jaillissent de chaque toit dans l’attente du prochain etage. Les voitures vous frolent a toute vitesse et klaxonnent. Comme nous avons des tetes de "gringos", les chauffeurs sont persuades que nous avons besoin d’un taxi ou d’un collectivo (bus local). Du coup, dans une competition assourdissante, chacun d'entre eux nous siffle, helle et klaxonne (eux seuls detiennent le secret qui permet de realiser ces trois actions en meme temps) dans l’espoir d’attirer notre attention et de nous emporter comme trophet. De plus, les habitants ont bien change. Plus de petits « !Hola¡ » sympatiques, plus de petites conversations a l’improviste, plus des petites invitations a nous arreter quelques instants pour partager un petit frishti... Les gens nous devisagent, les enfants surtout. Ils restent plantes comme des statues, nous suivant simplement du regard jusqu’a qu’un d’entre eux, plus temeraire sans doute, cours vers nous la main tendu et s’ecriant « platita, dame platita », Le sourire timide et le rires etouffes des enfants de la campagne ont disparus pour laisser place aux mains avides des citadins. Heureusement pour nous, la majorite du temps nous sommes perdus dans cette campagne.

Autre point d'autant plus difficile que tous deux nous avons ete habitue a la bonne vieille gastronomie francaise. Le Perou n’est pas un pays ou l’on mange bien. Lorsque nous nous arretons le soir apres un journee de marche, l’estomac dans les talons, le petit restaurant du village vous propose une soupe, un plat principal et un the ! Et, a notre plus grand desepoir, la soupe est un bouillon de poulet (probablement de celui que l’on va nous servir juste apres en plat principal), avec des pates ou du riz et des patates. Le plat principal est une assiette de riz et de patates ou un bout de viande vient faire de la deco. Le souci est que nous avons ainsi tous les soirs le meme repas. Heureusement, la specialite nacionale est la pour diversifier notre regime alimentaire : « El pollo a la Brasa »: Poulet a la broche avec des frites et de la salade ! Quelle bonheur pour nos papilles gustatives. De plus les villes, seuls lieux ou nous pouvons le trouver, abritent aussi des petites dames qui nous font des bons jus de fruit. Quelle joie de trouver ces nectars savoureux et raffraichissants alors que nous buvons uniquement notre eau a la couleur et au gout douteux et du coca trop gazeux d’avoir voyage dans des voitures sans suspensions et sur des routes bourrees d’ornieres. Les melanges sont aussi nombreux que vous pouvez le souhaiter. Libre a vous de choisir tel ou/et tel fruit ! Les fruits sont d’ailleurs aussi un plaisir lorsqu’ils sont degustes directement aupres de l’etalage ! Surtout les bananes. Les villes sont aussi le lieu de residence des billards. Apres de grosses etapes, nous prenons un jour de pause dans les villes, notre occupation favorite reste alors le billard. Ils nous offrent un temps de detente ou nos pieds ne servent pas et ou les mains reprennent du service. Ce changement est vraiment reposant et nous permet de passer un bon moment loin du bruit de la ville.
Nos pieds suivent differents types de chemins. Autant que possible nous aimons marcher sur des petits sentiers de terre au fond des vallees ou sur les cretes. Heureusement les sentiers peruviens sont facilemement identifiables. Ce sont tous ceux qui apres vous avoir guide jusqu’au milieu de nulle part s’arretent dans un champ, si vous avez de la chance, ou s’arretent tout cours si vous n’en n’avez pas ! Etant donne que vous venez de marcher 2h sur ce sentier, il est hors de question de faire demi-tour. Dans ces cas la, la carte et la boussole sont vos meilleures armes pour arriver tout de meme a destination. D’un autre cote, lorsque seule la pista (route asphaltee) s’offre a nous, les pieds souffrent plus. Plus dur et plus chaud, nous guettons alors les bornes kilometriques avec le secret espoir qu’ils defileront plus vite que prevu. Le lot de consolation reste tout de meme les chauffeurs de bus Power. Ils ont egaille notre route de cuzco a Puno, au passage de chaque bus nous avions droit a de grands signes de la main, des appels de phares et des klaxons alors agreables.
La marche, comme vous vous en doutez reste tout de meme ce que nous preferons malgres la fatigue, les routes jamais ideales. Ce moyen de deplacement reste celui qui permet de decouvrir un maximun de gens, de paysages et de merveilles cachees. Tous ces petits moments ont faits du Perou deux mois de bonheur et d’emerveillement.
03:38 Publié dans Partie peruvienne du trek | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
vendredi, 10 octobre 2008
En route vers la Bolivie
Dernier etape avant notre premier passage de frontiere, nous sommes donc a Puno, au bord du Lac Titicaca. Demain on se la joue vrais touristes avec un petit tour en bateau sur les iles. Apres demain on part pour nos 5 dernier jours de trek au Perou avec une ponctualite etonnante puisqu'on aura respecte notre planning a 3 jours pres!
L'etape Sicuani-Puno pourrait se resumer en 3 mots : plat, long et jaune, les 3 adjectifs qui decrivent le mieux l'altiplano peruvien. Mais on ne se plaint pas pour autant car tout ce deroule toujours aussi bien. La pluie a fait son apparition, a partir de maintenant on y aura droit presque tous les soirs. Pour vous donner un exemple du paysage rencontre : 18km tout droit, tout plat, tout jaune!
Mais on aura eut le droit a des accueil tres sympa : de policiers dans un peage d'abord qui nous ont prete leur cuisine afin de nous faire une soupe aux nouilles avec...un peu de fromage (peruvien), d'une famille dans un village et d'un cure italien alors qu'on etait trempe apres notre premiere vraie pluie depuis le debut du trek et chez qui nous aurons vu un couple de touristes italiens tres sympas.
Bref le trek suit son cours tranquillement, on sera plus bavard pour le prochain post prevu en Bolivie, promis.
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mercredi, 01 octobre 2008
En route vers Puno et la Bolivie (premiere partie)
Vous voulez rêver avec nous? C'est parti!
Apres avoir quitter Cusco, content de reprendre la piste et l'aventure, nous avons donc orienté nos pas vers le Sud et la frontiere avec la Bolivie. Comme a chaque fois, les Andes nous ont surprises et nous avons decouvert des montagnes differentes et des vallées encore plus verdoyantes pour nous retrouver sur la route qui mène a Puno. Le duo s'entendant toujours aussi bien (on avait quelques doutes sur la suite de notre amitie mais nous sommes maintenant rassures!). Les sujets de discutions s'enchaînent, les bonnes et mauvaises humeurs également. Mais le mélange fait que le temps passe vite et que nous envisageons le passage de la frontiere Bolivienne pour dans 3 semaines...
Ce qui aura marque cette etape, ce sera principalement l'accueil trés agréable que l'on nous aura reservés à Colcha. C'est un village coincé au creux d'une vallée. Il y fait chaud, les moustiques y ont été nos éternels compagnons de route. Nous sommes arrivés un peu fatigués avec l'espoir d'un bon repas pour reprendre des forces, mais de restos, pas un à l'horizon. C'est là qu'un ancien, dont le fils "artiste" a etudié en France, nous ouvre les portes de sa maison, nous offre un coca presque frais et le dejeuner (meilleur qu'au resto, mais ce n'est pas difficile!). Nous étions déjà aux anges. La perspective de manger encore une fois des gallettes et du thon en boite ne nous enchantait guere. A peine avions nous raconté l'épisode de la tragique perte du chapeau de ludo qu'il se précipìte pour lui en offrir un flambant neuf. Il nous a aussi trouvé un guide pour nous acompagner le temps de retrouver un chemin qui nous a bien fait gagner une demi journée de marche. Ce même guide nous a "sauver" de 3 chiens furieux qui avaient l'air de vouloir gouter au mollet francais...
Autre rencontre sympa avec un couple d'americains d'une cinquantaine d'annees qui nous viennent directement de l'Alaska en velo apres 2 ans et demi de voyage! Nous les avions rencontrés dans notre hospedaje à Cuzco et nous les avons retrouvé à Sicuani après 5 jours de marche pour nous et 2 jours de vélo pour eux. Nous sommes allés dans un petit resto sympa ou ils nous filer plein de conseils, nottament sur les chaussures. Ils ont conseiller à Marc d'en changer. Nous verrons s'ils avaient raison. Cela lui permettrait de ne plus trop avoir mal aux pieds! Nous avons aussi pénétré illegalement dans une reserve de vigognes, ces charmantes bestioles proches du lamas et qui donnent une laine de tres bonne qualite (pour le bonheur de ces dames), avant de nous faire gentiment expulser par un gardien pas ravi de nous voir sur ses terres, mais cela nous aura evite un detour de 15km, lui a t'on raconte avec des sourires tels que nous en avons encore des crampes!
Pour ceux qui aurait encore des doutes sur la bonne ambiance qui regne dans cette aventure :
21:30 Publié dans Partie peruvienne du trek | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
vendredi, 19 septembre 2008
Andahualays - CUSCO
Ca y est, on a atteint la grosse etape peruvienne a savoir Cusco apres avoir tout juste depasse les 1000kms, un cap, que dis-je une peninsule!
Et ce apres moultes periples comme vous devez vous en douter! Car on aura bien bourinne sur cette etape, en effet, on aura fait la liaison en 7j au lieu des 15 prevus et ce avec un moral d'acier evidement. Nous avons fait entre autre une grimpette de 2000m sans interruption dans une journee de pres de 40km, notre record! Les cols se sont succedes au vallees pour le plus grand plaisir de nos yeux et de nos jambes.
Nous avons aussi fait la connaissance en rase campagne d'un Israelien, Roei, qui vient de l'Alaska en velo (tout de meme) et qui a ete tres impressionne par notre projet, le monde a l'envert. Apres l'avoir croise par 3 fois sur la route (a pied on est plus rapide en montee!), nous l'avons retrouve avec plaisir a Cusco autour d'une bonne biere et d'un repas...israelien, tres courant la bas vu le nombre d'Israeliens qui voyagent apres leur service militaire.
Toujours tres bien accueilli par les locaux, nous gardons particulierement en memoire le proprietaire d'une maison vraiment sympa qu'il veut transformer en hotel. Apres nous avoir preparer lui meme la tambouille et nous avoir offert un mathe, il nous remerciait de nous etre arrete chez lui!
Comme vous l'avez compris, on est quand meme bien fatigue et nous avons donc decide de passer une semaine sur Cusco afin de visiter la ville et faire quelques ballades dont celle menant au Macchu Pichu. La suite des aventures dans le prochain episode.
PS: ne soyez pas radin en commentaire!!
17:26 Publié dans Partie peruvienne du trek | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
mercredi, 10 septembre 2008
parcours
20:03 Publié dans Partie peruvienne du trek | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
